Carrés d’arbres à verdir et fleurir
Ce matin j’ai travaillé dans la plate-bande de la garderie l’Éléphant-Bleu à faire du désherbage et de la taille de tiges d’iris fanés et j’ai dû donner des plantes à au moins 2-3 personnes qui désiraient en ajouter au carré d’arbre qui se trouve en face de leur maison parce qu’elles trouvent que le peu de plantes qui a été planté fait un peu pic-pic. Je suis d’accord avec elles. Moi j’aurais, pour la première saison, bourré ça avec de l’Ipomea batatas »Terrace Lime » une annuelle rampante qui aurait recouvert le carré en un temps deux mouvements sauf que je n’en ai pas…. Sans doute que l’Ipomea batatas n’a pas été pensée par les décideurs ce qui aurait comme effet de minimiser le désherbage qui prendra beaucoup, beaucoup de temps pour les employés qui devront s’affairer à cette tâche ingrate. D’ailleurs qui a pensé au design et aux choix des plantes pour les carrés d’arbres?
Des personnes avec qui j’ai parlé depuis quelques jours, certaines m’ont dit qu’elles ne se gèneraient pas pour bourrer leur carré d’arbre avec des plantes qui leur tomberont sous la main. A-t-on le droit de défaire le design initial et ajouter à notre guise des plantes dans les carrés d’arbres sans que l’architecte du paysage ou l’horticulteur responsable ne s’en sente offusqué et bien sûr sans courir le risque de recevoir une amende? Trop tard c’est déjà fait en ce qui me concerne…
Ce matin lors de mes travaux d’entretien de plate-bande, j’ai dû faire un peu de place parce que certaines plantes poussaient trop près des unes des autres et d’autres poussaient sous le couvert de plantes plus hautes sans aucune chance de survie à court ou moyen terme. Vlan! Une plante par ci et une plante par là et finalement ce sont une vingtaine de plantes qui se sont retrouvée transférées à combler les grands espaces vides des carrés d’arbres plantés il y a à peine 2 jours. Une bénédiction que d’avoir si peu de chemin à faire pour se départir des plantes en trop. Mais avais-je le droit de faire ça? J’engoisse juste à penser que je puisse me retrouver les deux pieds coulés dans le béton au fond du fleuve pour m’être acquité d’une tâche qui normalement aurait dû être faite par un ou une col-bleu syndiqué de la ville de Monrial. Et l’amende elle, en sont-il là déjà sur le Plateau, à imposer des amendes à quiconque changera le design savamment créé par un architecte-paysagiste payé à grands frais? J’espère que je n’ai pas enfreint une nouvelle loi…